Défense des régimes spéciaux : riposte à la RATP

12 Septembre 2007 , Rédigé par collectif PCF RATP BUS Publié dans #Défense de la retraite par répartition

Texte du tract de nos camarades de la RATP. Utile pour tous:

Sarkozy-Fillon tentent le passage en force contre les régimes spéciaux : Ne nous laissons pas intimider ! Les forces existent pour les mettre en échec dans l’intérêt de tous les salariés.

Pourquoi Sarkozy se précipite :

 

Sarkozy et Fillon ont multiplié les annonces dans ces semaines de rentrée. Le 18 septembre, Sarko devrait annoncer un décret ou une loi visant à aligner les principaux régimes spéciaux de retraite, SNCF, EDF-GDF, RATP… sur la fonction publique, elle-même alignée sur le régime général depuis la loi de 2003. C’est une véritable déclaration de guerre contre nos retraites, nos statuts, le service public.

Dans la suite de la loi sur le « service minimum » adoptée au cœur de l’été (mais pas encore appliquée), le pouvoir choisit la précipitation et l’intimidation pour prendre les salariés de cours. Il sait que le relatif « état de grâce » ne peut pas durer encore très longtemps. Les chiffres de la croissance sont mauvais et les 15 milliards d’euros annuels distribués cet été aux plus riches au détriment de la consommation populaire et des dépenses sociales ne peuvent que la plomber davantage. Le début de krach immobilier et financier aux Etats-Unis annonce la couleur. Sur un autre plan, l’absence d’opposition politique de fond à « gauche », qui explique grandement l’élection de Sarkozy, ne pourra résister à la poussée du mouvement social.

Enfin, Sarko veut aller très vite pour tenter de déconnecter la question des régimes spéciaux de la remise en cause de l’ensemble du système de retraite par répartition programmée avec la deuxième phase de la loi Fillon en 2008. Ce faisant, il indique les voies des convergences de lutte que nous pouvons et devons construire comme en 1995 et en 2003.

 

Pourquoi nous pouvons élever le rapport de forces pour s’opposer à la casse de nos retraites :

Les convergences de situation et d’intérêt sont plus étroites que jamais entre tous les salariés du secteur public, SNCF, RATP, La Poste, EDF, … GDF dont les agents s’opposent au projet réactivé de privatisation-fusion avec Suez. Les forces qui ont mis en échec Juppé en 1995 existent toujours.

Comme en 1995, elles peuvent déjouer la stratégie de division du pouvoir. Souvenons-nous que, malgré les media, plus de 80% des salariés du privé avaient soutenu jusqu’au bout les grévistes.

Aujourd’hui, le lien est facile à démontrer. Pour le pouvoir, casser les régimes spéciaux, c’est lever l’obstacle à la nouvelle étape du démantèlement de la retraite par répartition. Le MEDEF réclame déjà la retraite à 62 ans. Casser les régimes spéciaux et les statuts, c’est aussi lever l’obstacle à la privatisation de la SNCF, de la RATP, de La Poste… La population a fait la lourde expérience des cas précédents.

Pour contrer la logique du bouc émissaire jetant à la vindicte les agents du public, montrons les fiches de paie de nos retraités ! On verra si c’est eux les privilégiés !!

Comme pour la loi sur le « service minimum », le pouvoir s’apprêterait à fixer une date butoir pour l’alignement des régimes spéciaux jusqu’à laquelle les directions et syndicats seraient appelés à négocier. La fiction du dialogue, plutôt le monologue social, comme vaseline ? La casse de nos retraites et nos services publics n’est pas négociable ! Là aussi, ne les laissons pas nous diviser selon les catégories.

A la RATP :

 

L’opposition à la logique de privatisation rampante est forte à la RATP. Le conflit du T3 en juillet suivi à 90% vient de montrer à nouveau la capacité de mobilisation contre la dégradation des conditions de travail liée à la politique de rentabilité financière. Contre la casse des retraites, l’opposition est massive. Nous avons contribué à le montrer au printemps en faisant signer plus de 3000 pétitions (2250 dans les dépôts) pour le maintien de notre système de retraite et l’abrogation des décrets de 2005. Nous allons amplifier notre action.

N’hésitons pas non plus à mouiller les responsables de « gauche » du STIF. Ils doivent choisir leur camp aussi bien sur la question des retraites que sur le service « minimum » ou la mise en concurrence. Sont-ils vraiment opposés à Sarkozy comme ils le prétendent ? Qu’ils le montrent en soutenant vraiment nos luttes !

La Fête de l’Huma sera cette année encore plus le grand rassemblement de rentrée contre la politique au service du MEDEF. Notre stand y est consacré (ainsi qu’à la détente !). Le programme est au dos. Le débat sur les services publics que nous organisons le samedi 15 à 14h30 avec des responsables politiques et syndicaux de plusieurs entreprises, sera un moment fort pour échanger sur nos convergences de lutte.

Nous espérons que tu pourras venir !

 

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