Les élections municipales approchent. Plusieurs dossiers s’accélèrent. D’autres donnent l’impression de s’accélérer.

25 Septembre 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #15ème

Du conseil d’arrondissement au Conseil de Paris des 1er et 2 octobre

Les élections municipales approchent. Plusieurs dossiers s’accélèrent. D’autres donnent l’impression de s’accélérer.

Le conseil d’arrondissement se tenait lundi 17 septembre sur les sujets afférant au 15ème à l’ordre du jour du Conseil de Paris des 1er et 2 octobre. Plusieurs délibérations avaient trait à des actions que nous menons.

Un vœu a été voté à nouveau contre la fermeture de la bibliothèque Vaugirard et pour la reprise de la concertation entre la Ville et les personnels. Le jour même, Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris à la culture a accepté de « reporter la fermeture et de dialoguer ». Pour que ce sursis devienne définitif au-delà des élections, seule la lutte est un bon gage. Nous continuons à diffuser notre tract et à relayer la pétition des organisations syndicales.

Sera voté aussi par le Conseil de Paris le financement d’une résidence sociale de 13 logements en lieu et place du Foyer du 22 rue Duranton. Nous avions participé activement, il y a juste deux ans, à la lutte contre la fermeture administrative par les services du ministère de ce centre d’hébergement d’urgence, propriété de la Ville, alors géré par l’Armée du salut. Depuis, nous n’avons cessé de relancer le dossier. On peut maintenant espérer que l’on va enfin cesser de perdre du temps. Nous serons très attentifs à la réalisation du projet comme à la nature de l’encadrement social de ces logements destinés à des personnes en difficulté. Nous n’oublions pas que le foyer Duranton comptait 36 places. Où se retrouvent les 23 manquantes dans le 15ème, si déficitaire en offre d’hébergement d’urgence ?

Le passage du Parc privé de la Ville à l’OPAC de l’ancienne auberge du Soleil d’or, 226 rue de Vaugirard garantit la pérennité des 56 logements sociaux en train d’être aménagés. Nous nous en félicitons. Rappelons au passage que, dans ce lieu historique, le communiste Gracchus Babeuf réunissait ses conjurés pendant la Révolution.

Que sanctionne la création de la ZAC (zone d’aménagement concerté) Boucicaut sinon l’absence de concertation réelle depuis 6 ans que l’hôpital est fermé ? La SEM Paris Seine, malgré ces retards accablants, est confirmée dans la réalisation du projet. Ce projet répond toujours aussi mal aujourd’hui qu’hier aux besoins de la population et aux promesses des municipalités successives qui ont rayé de la carte l’hôpital : notamment la structure hospitalière de long et moyen séjour pour les personnes âgées. La deuxième tranche de travaux semble en outre toujours fixée pour 2009. Un temps pour une vraie concertation pour aggraver la gabegie ? Nous renvoyons à notre dossier et nos propositions sur les terrains de Boucicaut.

Nous soutenons avec détermination depuis des années l’action des commerçants et riverains (2300 pétitions au moment du PLU) du quartier Brancion/Castagnary pour l’ouverture d’un marché alimentaire d’après-midi sous la Halle aux chevaux du Parc Georges Brassens. Une délibération montre qu’ils ont été entendus mais mal entendus ! La Ville compte créer ce marché non pas sous la Halle aux chevaux mais place Jacques Marette de l’autre côté du parc. Quelques travaux ont même débuté sans attendre le vote. Ce choix de localisation, effectué absolument sans concertation, est absurde. La Halle aux chevaux se prête sur mesure à un marché. Surtout le quartier Brancion/Castagnary, notoirement sous-équipé, a autrement plus besoin d’une revitalisation commerciale que le secteur Cronstadt/Morillons. En concurrence avec les commerces et le marché de la Convention, éloigné de la zone de chalandise déficitaire, le marché de la place Jacques Marette ne répond pas aux besoins et risque de ne pas marcher et de ne pas durer, là encore après les municipales... Il n’est pas trop tard pour corriger le tir comme l’ont encore demandé commerçants et habitants au Conseil de quartier. (en lien notre intervention lors du compte-rendu de mandat de M. Delanoë dans le 15ème où il semblait avoir compris et approuvé les demandes du quartier).

Nous ne pouvons enfin que nous réjouir de la décision de la municipalité de Paris de donner le nom du Général Jacques Pâris de la Bollardière à un carrefour situé à la limite du 7ème. A proximité de l’Ecole Militaire et de l’ancienne caserne Dupleix, de nombreuses rues portent le nom d’officiers plus ou moins glorieux. On y trouve entre autres les noms de colonialistes que la Ville ne peut pas se prévaloir d’honorer tels Chasseloup-Laubat. L’apposition du nom du Général de la Bollardière mettra heureusement en avant les « valeurs morales qui seules ont fait jusqu’à maintenant la grandeur de notre civilisation et de notre armée », au nom desquelles il s’éleva en 1957 contre la pratique de la torture en Algérie. Le général de la Bollardière, né en 1907 et décédé en 1986, a été également l’un premiers officiers à s’engager dans les Forces françaises libres en 40 et était Compagnon de la Libération.

 

 

 

 

 

 

 

 

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