NON à la réduction des horaires d'enseignement! tract du dimanche.

30 Septembre 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Education nationale

Le b a ba : moins d’école, c’est moins d’éducation et plus d’inégalités !

Le ministre de l’éducation, Xavier Darcos a atteint un sommet dans la démagogie avec l’annonce de la suppression, dès la rentrée 2008, des cours le samedi matin dans les écoles primaires et maternelles. Le ministre prétend permettre « aux familles à se retrouver » alors que son gouvernement s’applique à augmenter la durée du temps de travail des parents et à étendre le travail du week-end.

 

Un transfert vers le mercredi matin pourrait être discuté, en tenant compte à la fois du rythme des enfants et de la semaine des parents.

Mais le ministre a choisi de décider unilatéralement, au mépris de toute concertation notamment des enseignants et des parents d’élèves et de leurs organisations représentatives. Après s’être gardé de le préciser au départ, il a dévoilé qu’il compte purement et simplement supprimer 3 heures d’enseignement par semaine, présentant l’éducation comme une « charge ».

Cette réduction des horaires d’enseignement est directement à mettre en relation avec les 8000 suppressions de postes à l’éducation nationale cette année et les 11200 prévues dans le budget pour 2008. On assiste à un début de démantèlement par tous les bouts de l’éducation nationale, de l’école laïque et républicaine, gratuite pour tous.

Comment assurer les programmes avec des moyens, maintenant des horaires sans cesse rognés ? Les premières victimes de cette remise en cause du service public de l’éducation sont les enfants des familles les moins favorisées. Les activités sportives et artistiques, partie intégrante de l’enseignement gratuit pour tous, risquent d’être externalisées, c'est-à-dire privatisées et déqualifiées sur le plan pédagogique. Réserver l’école du samedi « aux élèves en difficultés », coupés des autres, revient à les stigmatiser. Pour les enseignants, la charge de travail va devenir encore plus lourde avec l’obligation d’essayer de faire en huit demies journées ce qui était fait en neuf, tout en assumant une nouvelle fonction de soutien scolaire.

Professeurs, parents, citoyens, ne laissons pas passer ce coup de forces ! Démasquons la démagogie ! L’enseignement primaire public, la maternelle pour tous, spécificité française que tous les peuples d’Europe nous envient, jouent un rôle fondamental dans l’acquisition des connaissances, l’accès à la culture et la formation de l’esprit. Ne laissons pas opérer le sabotage de l’avenir du pays !

 

 

 

 

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