Retrait du plan Bertrand-Fillon!

18 Octobre 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Défense de la retraite par répartition

Salariés du public, du privé, retraités, jeunes… Tous ensemble contre la casse de la Sécurité sociale!

Retrait pur et simple du plan Bertrand-Fillon!

Défendre les régimes spéciaux de retraites: c’est l’intérêt de tous les salariés! Rien n’est négociable ! Voici pourquoi :

Les véritables objectifs de Sarkozy, du gouvernement et du MEDEF apparaissent clairement. Ils veulent abattre les régimes spéciaux pour :

1)- Lever un obstacle à la nouvelle étape du démantèlement du régime général prévue en 2008. Déjà Fillon annonce le passage à 41 ou 42 annuités de cotisations et le MEDEF réclame 45 ans. 2)- Lever un obstacle à la privatisation et à la casse du service public notamment de la SNCF et de la RATP. C’est pourquoi il faut refuser tout adossement des régimes spéciaux de retraite à la CNAV. Voir l’expérience de GDF. La bataille contre la privatisation de GDF fait pleinement partie du mouvement qui démarre. 3)- Diviser les salariés en déconnectant la question des régimes spéciaux de la remise en cause de l’ensemble de la retraite par répartition et en jetant à la vindicte générale, avec l’aide des media, les agents du public. Pour faire passer toutes ses contre-réformes, Sarkozy essaie la « guerre éclair » contre les salariés du public pour mieux pouvoir se retourner sur ceux du privé.

Il redoute la capacité de mobilisation des agents du public qui en 1995 et en 2003 (alors qu’ils n’étaient prétendument pas concernés par la loi Fillon 1) ont été en première ligne dans les luttes au bénéfice de tous les salariés.

 

 

 

 

 

Les prétextes du ministre tombent jour après jour :

1)- La disparition des régimes spéciaux n’améliorerait pas les comptes du régime général. Au contraire, il le dégraderait en lui faisant supporter le déséquilibre démographique dont l’Etat-employeur est responsable (ex : passage de 300000 à 164000 cheminots actifs depuis 1970…). 2)- L’équilibre des régimes spéciaux eux-mêmes n’est compromis que par la politique de suppression d’emplois, de bas salaires et de casse des statuts de l’Etat-employeur. 3)- L’ « équité » promue par le gouvernement n’est autre que le nivellement par le bas, aux dépens aussi bien des salariés du public que du privé. Rappelons que les retraites du public sont en moyenne plus faibles que celles du privé (1214 euros par mois contre 1259 pour les ouvriers et employés selon les études du ministère lui-même) du fait de la non-prise en compte des primes dans le calculs et de la faiblesses des salaires (du taux de cotisation salariée beaucoup plus élevé des cheminots, contrepartie du droit au départ à 55 ans). L’âge moyen de cessation d‘activité est sensiblement le même dans le privé (préretraites, licenciements) que dans le public. 

Les conséquences pour les salariés des régimes seraient très lourdes. De 15 à 25% de perte de retraite d’ici 2015 suite aux effets cumulés de l’allongement de la durée de cotisation, des « décotes »…  Rien ne légitime la remise en cause des régimes spéciaux. Donc rien n’est négociable. Le piège tendu par le pouvoir consiste aussi à diviser les salariés des entreprises publiques elles-mêmes par des négociations catégorielles dont ils sortiraient tous plus ou moins perdants à la fin du compte.

Dans l’intérêt de tous, un seul mot d’ordre s’impose : le retrait pur et simple du plan Bertrand-Fillon !

Cette lutte peut et doit être le point de convergence de beaucoup d’autres, notamment de celles des enseignants contre les 20000 suppressions de postes en 2 ans, des agents des finances, de l’ANPE et de l’UNEDIC, de tous contre la remise en cause du contrat de travail, contre la déclaration de guerre au monde du travail de Sarkozy. 

 

 

 

 

C’est là aujourd’hui que se trouve l’alternative à la politique au service du MEDEF. Du côté du PS, le consensus sur le fond qui a facilité l’élection de Sarkozy demeure. Il ne s’oppose à la casse des régimes spéciaux que sur la forme, partageant sur le fond la politique de sape du financement de la sécurité sociale. 

Une clarification s’impose aussi pour tous : l’existence des régimes spéciaux ne sont pas fondés sur la pénibilité mais, grâce aux acquis des luttes, ils la prennent en compte mieux que dans le privé. La pénibilité, les décalages horaires ouvrent le droit à des départs moins âgés, ce n’est que justice. Ce n’est pas en remettant en cause cet acquis dans le public à compter de 2009 que l’on ouvrira la voie à la prise en compte dans de bonnes conditions de la pénibilité dans l’ensemble du monde du travail.   

Les possibilités de convergences de lutte dans le pays sont immenses. Les sondages commandés par l’idéologie dominante ne doivent pas tromper. Au démarrage, ils disaient que l’opinion publique était favorable au CPE… Par ailleurs, l’état de grâce dont a bénéficié Sarkozy tire à sa fin devant les conséquences de sa politique subies durement par ceux qui se lèvent tôt.  

Tous ensemble, nous pouvons faire plier le gouvernement ! Nous pouvons défendre la Sécurité sociale, le droit à la retraite, regagner les 37,5 annuités pour tous (voir au dos).  

Militants communistes, fidèles à la raison d’être de notre parti, nous sommes entièrement impliqués dans cette lutte, loin de toute combinaison politicienne et autre tentative de recomposition à « gauche » en vue d’une alternance en… 2012.

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