Inconcevable ! La hausse du gasoil, nouveau prétexte pour saper le financement de la Sécurité sociale.

9 Novembre 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

Inconcevable ! La hausse du gasoil, nouveau prétexte pour saper le financement de la Sécurité sociale.

Décidément, on aura tout vu. 

A juste titre, les marins pêcheurs se sont mis en grève au début de la semaine. La hausse du prix du gasoil finit de rendre intenables financièrement leur activité. L’Union européenne et sa PCP, politique commune de la pêche, relayée par les gouvernements français a programmé et organise la disparition de 30 à 60% de la flotte française existante en 2000. Ceci explique aussi cela. 

Au mouvement des marins pêcheurs, Sarkozy vient d’apporter une réponse aussi inédite que scandaleuse. Il convient de la dénoncer fermement pour ne pas laisser exister de précédent. Pour compenser la hausse du prix du gasoil, Sarkozy n’a donc pas trouvé mieux que d’exonérer les patrons pêcheurs de toute cotisation sociale et de supprimer les cotisations sociales salariées pour une période de 6 mois reconductible. Autrement dit, il prend sur l’argent des retraites et de l’assurance maladie des salariés pour payer, non seulement les producteurs de pétrole mais surtout les intermédiaires. La hausse du prix du pétrole permet à Total d’engranger plus de 1 milliard d’euros de profits par mois. C’est là qu’il faut prendre l’argent, par un impôt exceptionnel sur les bénéfices dans un premier temps, par la nationalisation de Total dont nous n’oublions pas qu’il a absorbé Elf, ancienne entreprise publique privatisée par les gouvernements successifs des années 90. Dans l’urgence, la modulation de la TIPP, taxe sur les produits pétroliers, permettrait aussi de laisser respirer les professionnels. Cet impôt, parfaitement injuste, frappe en premier les automobilistes et les artisans qui ne peuvent se passer de carburant pour travailler. La Caisse nationale d’assurance vieillesse, CNAV a dénoncé la mesure de Sarkozy. Elle a raison. Ne laissons pas banaliser l’idée que les cotisations sociales puissent être remises en cause sous tel ou tel prétexte. Elles constituent la partie socialisée du salaire. On ne rappellera jamais assez ce principe fondamental de notre protection sociale. En 2008, 30 milliards d’euros manqueront au financement de la Sécurité sociale du fait des exonérations décidées par les gouvernements depuis 1992. Cela représente trois fois le montant du soi-disant déficit.

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