Comprendre et soutenir l’action des salariés des NMPP (rebaptisées Presstalis)

7 Janvier 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Imprimerie - livre - presse

Comprendre et soutenir l’action des salariés des NMPP (rebaptisées Presstalis)

 

travail-imprimerie.jpgLa plupart des journaux quotidiens n’ont pas été distribués mercredi 6 janvier 2010 dans plusieurs régions dont l’Ile-de-France.

 

Dans les éditions du 7 janvier, les serviteurs des magnats de la presse (Lagardère, Dassault, Bouygues) se livrent à une nouvelle campagne haineuse contre les salariés des NMPP en lutte et leur syndicat CGT, le SGLCE, Syndicat général du livre et de la communication écrite. Ainsi Francis Morel, directeur du Figaro, dénonce, sans originalité dans le choix des mots, une « prise d’otages », au nom de tous éditeurs de la presse quotidienne nationale*.

 

Les NMPP jouent un rôle décisif dans la vie démocratique de notre pays par leur contribution à l’indépendance de la presse vis-à-vis des puissances d’argent et de l’Etat. Elles assurent en effet une diffusion, égalitaire, de tous les titres sur l’ensemble du territoire. Il faut toujours le rappeler.

 

Cette fonction des NMPP, acquise à la Libération, est sans cesse remise en cause, de l’extérieur et de l’intérieur par le patronat. Au nom de la « concurrence », de déficits fabriqués par la non-reconnaissance de leur rôle spécifique, les plans de démantèlement se succèdent. La casse de l’emploi et des acquis sociaux des personnels est au centre de l’attaque.

 

C’est dans ce contexte que le SGLCE et les salariés ont décidé de réagir devant l’annonce de 17 nouvelles suppressions d’emploi, juste après un dernier « plan industriel » socialement destructeur (les NMPP étant à l’occasion rebaptisées, et pas innocemment, « Presstalis »).

 

Au même moment, les salariés de l’imprimerie du Monde sont aussi en lutte. La direction du Monde entreprend en effet de vendre son imprimerie à un groupe espagnol, avec tous les dangers que cela représente pour la suite de l’activité, l’emploi et l’indépendance du journal. 

 

Communistes, nous soutenons pleinement l’action hautement responsable de ces ouvriers du livre qui, en se défendant, défendent la liberté réelle de la presse.

 

cgt-nmpp.jpeg

 

* dont celui de l’Humanité qui ne manquera pas de le démentir.

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Olivier 08/01/2010 19:00


http://www.humanite.fr/A-nos-lecteurs-L-Humanite-absente-de-certains-kiosques-aujourd-hui

"La page recherchée n'existe pas (ou plus) : - vérifiez que vous n'avez pas fait d'erreur de frappe
dans l'adresse de la page
- sinon, aidez vous du plan du site ci dessous pour retrouver votre article sur le web de l'huma "

L'Huma ne revient pas sur la lettre collective des patrons de presse contre la "prise d'otage" de la presse par les grévistes, et tente d'effacer les traces du forfait sur internet!

Ce n'est pas une question de détail ! Avec cette lettre, l'Huma tourne ainsi le dos ouvertement aux luttes des travailleurs ! Il faut mettre Pierre Laurent et Patrick Le Hyaric devant les
responsabilités au prochain CN !


Olivier 07/01/2010 18:47



Qui est "l'éditeur de l'Humanité", au juste ?


A ma connaissance, le PCF, à travers ses représentants dans le capital de la Société Nouvelle du Journal l'Humanité.


Qu'il s'explique !


Cette "condamnation" du mouvement social par l'Humanité ne peut pas passer comme si de rien était ! Un fait sans précédent dans l'histoire du journal et du PCF!




Olivier 07/01/2010 18:41



Merci pour cet article ! A lire les sites du PCF et de la CGT, on se sentirait presque un peu seul ! Je me permets de relever ta note en bas de page : la lettre
collective qu'aurait cosigné "l'éditeur de l'Humanité". Je mets au conditionnel : si le Figaro a fait un faux, c'est une intoxication inacceptable qui appelle à une réaction de l'Huma et du Parti
au plus haut niveau ; si cette lettre est authentique, c'est bien pire. C'est la première fois de mémoire de militant cégétiste et communiste que je vois l'Huma se désolidariser publiquement de
salariés en lutte pour leur emploi et leur statut, les "condamner vigoureusement", qui plus est aux côtés des représentants du patronat de la presse bourgeoise ! Cela me reste en travers de la
gorge depuis ce matin. Je copie ci-dessous l'article paru en une du Figaro de ce jour, indisponible sur internet :



« A nos lecteurs


 


Face au blocage des quotidiens hier, une nouvelle fois vous avez été privés de votre journal.


Une nouvelle fois, la quatrième en moins d’un an, le seul SGLCE, fraction du Syndicat du Livre CGT, a pris en otage les quotidiens nationaux dans un conflit lié à un problème
d’organisation interne à Presstalis (ex – NMPP), société en charge de la distribution de ces quotidiens. Ce syndicat, sous couvert de défendre ses intérêts, contribue en fait à aggraver encore la
situation déjà très préoccupante de la presse quotidienne nationale. Les éditeurs tiennent à condamner avec la plus grande vigueur les pratiques de cette minorité de salariés et à
réaffirmer leur soutien aux efforts de restructuration de Presstalis, indispensables à l’avenir de la presse quotidienne.


 


Francis Morel


Directeur général du Figaro et les éditeurs d’Aujourd’hui en France, La Croix, Les Echos, L’Equipe, France Soir, L’Humanité, IHT, Le Journal du Dimanche, Libération, Le Monde, Paris Turf,
La Tribune. »