Défenses des retraites - En 2010, pour gagner, les enseignements de 2003 et 2008.

7 Février 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Défense de la retraite par répartition

Pour faire passer la nouvelle étape du démantèlement du système de retraite solidaire par répartition, le pouvoir tente le knock-out en quelques mois avec un passage en force au Parlement peut-être dès juillet 2010.


Il compte sur plusieurs éléments, dont ceux-ci :


- Les élections régionales vont occuper l’attention politique jusque début avril.


- Le bourrage de crâne sur la fatalité d’une baisse des retraites a cependant déjà repris.


- Il existe un large consensus des partis politiques dominants. Ce qui est peut-être un lapsus mais sûrement révélateur, l'interview de Martine Aubry où elle évoque l’élévation de la l’âge de départ à 61 voire 62 ans, a montré combien le PS, à la tête de la gauche après les régionales, partage grosso modo le diagnostic et l’objectif du gouvernement.


- La stratégie d’unité des appareils syndicaux est de nature à diminuer la force et l’efficacité de leur opposition de fond. Ainsi, la CFDT ne s’oppose pas à une réforme mais au contraire demande la remise en cause de tout le système et accuse de timidité le gouvernement.

chereque_thibault.jpgJusqu’à présent, Bernard Thibault, recherchant l’union avec François Chérèque, l’a trouvée, début février, uniquement pour « exiger des garanties sur le calendrier ». Pas étonnant !

Les défenseurs du droit à la retraite ont aussi des atouts en main qui peuvent et doivent être décisifs.

- Il existe une large majorité dans le pays qui n’accepte pas la remise en cause de la retraite à 60 ans, la baisse programmée des pensions.

- Certaines vérités ne pourront pas être éternellement masquées. Par exemple : quand il y a quatre à sept millions de chômeurs, il est absurde de prétendre remettre les plus de 60 ans au travail. Le total des allègements de cotisations sociales patronales atteint 33 milliards d’euros en 2010, c’est quatre fois le déficit, fabriqué, de l’assurance vieillesse. Etc.


- Le mouvement social, la société toute entière, ont l’expérience des luttes de 2003 contre la loi Fillon 1, de 2007 contre la casse des régimes spéciaux et peuvent en tirer les enseignements.

Les soi-disant réformes n’ont tenu aucune de leurs promesses. La division entre salariés du secteur privé et du secteur public pour mieux faire reculer la situation de tous ne devrait plus pouvoir prendre.

Bilan peut être aussi tirer de l’éclatement des mobilisations en journées d’action espacées ou des négociations piégées dans lequel le gouvernement essaie d’enfermer le mouvement. 

 

A ce stade, souhaitant contribuer au débat de fond qui nous semble essentiel, nous reproduisons certains de nos tracts de 2003 et 2007 :

 

En 2003, un de nos tracts s’intitulait :


« Sauvegarder et consolider notre système de retraite :

En finir tout de suite avec le scandale des exonérations de cotisations patronales »

EN LIEN

 

En 2007, nous écrivions : Défendre les régimes spéciaux de retraite : c’est l’intérêt de tous les salariés !

Nos textes 2010 sous forme de 1er tract : Préparons-nous à défendre nos droits, notre système solidaire, juste et efficace quand on ne le sabote pas

A suivre

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