Les retraités corvéables jusqu’à 67 ans, taillables à vie ? NON !

26 Mars 2013 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Défense de la retraite par répartition

Les retraités corvéables jusqu’à 67 ans, taillables à vie ? NON !


Pcf Paris 15, 26 mars 2013


Rassemblement, jeudi 28 mars 2013, à l’appel de la CGT pour le pouvoir d’achat des retraités, 14h30, métro Ecole Militaire


Les retraités ont toutes les raisons de protester et de manifester ! Ils ont toutes les raisons de construire, avec les actifs et les jeunes, la riposte nationale à la politique de casse sociale poursuivie par Hollande, de concert avec l’UE.

130326_retraites.jpgEn effet, ils figurent parmi les premiers frappés. Une campagne est lancée, de nouveau, pour les présenter comme les heureux héritiers d’avant la « crise », sinon comme des embusqués. On veut les opposer à leurs enfants et petits-enfants. C’est inacceptable.

Comme tous, les retraités vont payer au prix cher les 20 milliards d’euros de crédits d’impôt au patronat au nom de la compétitivité. Cette mesure, couplée au retour de la TVA antisociale de Sarkozy ne doit pas passer. 20 milliards, c’est davantage que le « déficit » de la Sécurité sociale.

Comme tous et plus encore, les retraités paient la hausse des tarifs et la dégradation des services publics, l’augmentation des impôts etc. Jamais autant de retraités n’ont été obligés d’effectuer des petits boulots de complément, de pointer aux banques alimentaires, d’autant plus qu’ils ont souvent à aider eux-mêmes leurs enfants.  

Plus que les autres, les retraités paient la moindre prise en charge des soins pour les maladies chroniques, les déremboursements.

Le gouvernement précédent avait commencé. La perte progressive du bénéfice de la demi-part fiscale des retraités ayant élevé des enfants, fait très mal, à une population, notamment féminine, qui est loin d’être aisée. La gauche au pouvoir, qui avait dénoncé cette mesure, se garde bien de la remettre en cause.

Au nom de la compétitivité et du financement de la « dépendance », s’annoncent de nouveaux prélèvements. Le pouvoir prévoit de leur faire payer encore plus de CSG (2% ?) pour financer les retraites. C’est scandaleux. Les retraités ont déjà cotisé toute leur vie active pour les retraites.

Le gouvernement a infligé aux deux-tiers des retraités une « contribution additionnelle » de 0,3% qu’il espère voir passer comme une lettre à la poste.

Les retraites, dans un système de solidarité entre travailleurs actifs et retraités, devraient être indexées sur les salaires. Elles ne le sont plus depuis longtemps. Voilà maintenant que le patronat et le gouvernement lancent l’idée de les désindexer de leur indice des prix.

Un récent accord CFDT/FO/Medef prévoit déjà une désindexation des retraites complémentaires par rapport à l’inflation. Ce précédent est gravissime. 

1 ou 2 % de pouvoir d’achat perdus chaque année, cela fait 25% à 80 ans. Trois-quarts de vie, une demie vie, voilà à quoi on aurait droit quand on est vieux ?

Nous pourrions continuer la liste des mauvais coups.

Retraités, actifs, jeunes, l’avenir est devant nous dans la lutte !

Le pouvoir parie sur un manque de dynamisme des anciens, sur la division entre générations, pour les attaquer frontalement. Il attaque de même les jeunes condamnés à des années de précarité, par exemple avec les « emplois d’avenir ». De même, il oppose toujours perfidement les salariés du public et ceux du privé.

Communistes, nous n’avons propagé avant 2012 aucune illusion sur un « changement » avec l’élection de François Hollande. Les luttes considérables de 2009 ou de 2010, contre la casse de la retraite à 60 ans, réunissant des millions de travailleurs, dont de nombreux retraités, ont buté sur une perspective bornée aux échéances électorales. Les élections sont passées. Rien n’a changé mais le rapport de force existe toujours.

Il n’est pas question pour nous que la colère, les luttes, dans l’industrie, les services publics, soient à nouveau détournées, vers la perspective d’un changement institutionnel lointain ou vers quelque populisme.

L’objectif, c’est de commencer à faire échec à la politique conjointe de Hollande et de l’UE tout de suite, par la mobilisation.

La riposte à l’accord Hollande/Medef/CFDT sur le « marché du travail » a montré les possibilités de reprise d’une mobilisation de masse dans le pays. Contre les 20 milliards au patronat, contre la casse du code du travail, contre une nouvelle contre-réforme des retraites, pour que l’argent aille à la réponse aux besoins, à l’économie, au social, pour des nationalisations, pour la sécurité sociale, une riposte générale peut gagner!

Retraités, vous avez toute votre place dans ce combat !   

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