REUNION PUBLIQUE - Patronage laïque - 24 mars 2011

17 Mars 2011 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #15ème

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Deux ans depuis le début de la « crise »,

 

D’un côté, les profits des grandes firmes atteignent à nouveau des niveaux inédits :

 

10,3 milliards d’euros pour Total, 7,8 milliards pour la BNP, 2,2 milliards pour l’Oréal… Les actionnaires, ceux qui ne travaillent pas, vont toucher des dividendes record.

 

De l’autre, une majorité de salariés, de retraités, de jeunes vit plus mal.

 

Et ce n’est pas une impression, du « ressenti ». C’est bien une réalité. Même les chiffres officiels l’admettent. Depuis 2008, selon l’INSEE, le pouvoir d’achat moyen par ménage a reculé de 0,3%. Et encore son indice est très contesté car il sous-estime notoirement le poids de certaines dépenses essentielles, notamment le logement (ou la hausse des complémentaires santé suite aux déremboursements).

Un Français sur 5 renonce à des soins faute de pouvoir avancer l’argent. 8 millions de personnes sont en situation de « précarité énergétique », c'est-à-dire renoncent à se chauffer.

 

Ce contraste ne doit rien à une fatalité. Il est le résultat direct de choix politiques,  pris en France en lien avec l’UE ou le FMI.

La crise sert d’instrument et de prétexte à un nouvel écrasement des salaires directs, à une nouvelle remise en cause des droits sociaux. Les capitalistes font payer par les peuples leur propre crise, ils les pillent, faute de luttes populaires suffisantes.

 

Tous les pans de la politique du pouvoir s’attaquent au pouvoir d’achat populaire:  la fiscalité de plus en plus injuste, les aides aux grands groupes (ex: automobile) qui renouent avec les profits mais continuent de délocaliser, les attaques sur l’hôpital, l’école…  L’austérité des dépenses publiques et sociales est prétextée par des déficits (Etats, Sécu) qui ont été délibérément creusés par les gouvernements successifs pour chercher à enchaîner le pays à la finance internationale.

Au centre se trouve la question des salaires et du statut des salariés, que le pouvoir aide à tirer vers le bas au nom du « pacte européen de compétitivité » et de l’euro. 

Mais de l’argent, il y en a ! Il faut le prendre là où il est ! » Dans les profits des grandes entreprises dans les grandes fortunes. Tiens ! Servier, le patron des laboratoires du Médiator pointe en 9ème position avec 2,9 milliards d’euros !  

 

Les récentes mobilisations pour l’école, la justice. Les luttes se développent pour le service public, pour les salaires (ex : PSA Rennes). Elles montrent que le rapport de force existe susceptible de faire reculer le pouvoir, après l’immense mobilisation pour les retraites.

Nous nous inscrivons entièrement dans ce mouvement qui seul peut changer les choses en 2011 comme en 2012.  Avec leurs limites et leurs propres difficultés, les mouvements de révolte dans les pays arabes montrent que l’action des peuples peut changer la donne.

 

Les prochaines élections cantonales, pour la moitié des habitants de banlieue et de province, seront l’occasion d’exprimer cette colère avec le vote communiste. Mais déjouons le piège enfermant la question de l’alternative politique dans les jeux politiciens stériles pour 2012, dans le choix du pire (Sarkozy) ou du moins pire (Strauss-Kahn) avec un ou des votes défouloirs et repoussoirs mis en scène pour détourner la révolte.

 

En France aujourd’hui, le peuple peut se rassembler, lutter et gagner sur des objectifs immédiats, très concrets qui commencent à faire reculer la politique française et européenne au service des capitalistes et des plus riches.

 

Dès 2011, faisons le choix de la lutte, organisons notre colère !

 

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