SNCF : les grèves que les media minimisent, le plus souvent, sont les plus significatives !

23 Octobre 2009 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #SNCF

SNCF : les grèves que les media minimisent, le plus souvent, sont les plus significatives !

 

Le 20 octobre 2009, les cheminots étaient appelés à la grève par trois organisations syndicales. C’était la première journée de grève nationale à la SNCF depuis un an, suivant de nombreuses luttes locales.

 

Le succès de cette grève « carrée », d’un seul jour, malgré la compromission active et le travail de sape du syndicat autonome, montre le potentiel de mobilisation des cheminots pour s’opposer à la privatisation rampante, en commençant par celle de l’activité fret.

 

La direction de l’entreprise, le gouvernement, les media à sa botte, s’en sont bien rendu compte et se sont efforcés d’en minimiser l’impact.

 

En chiffres d’abord. Après avoir reconnu 30% de grévistes, la direction a revu son chiffre à 21,7%. En réalité, 31,6% du personnel, toutes catégories confondues, a fait grève, jusqu’à 34% à 16h30.

Les media, qui nous ont habitués, même avec des taux de grévistes très inférieurs, à montrer des « usagers » excédés pour les dresser contre les cheminots, ont choisi cette fois, de mettre l’accent sur le niveau de trafic maintenu malgré la grève.

Alors qu’avec le « service minimum », et l’obligation scandaleuse de se signaler 48 heures auparavant, la direction connaissait exactement les conséquences du mouvement, elle a feint de constater un meilleur niveau de circulation que prévu.

 

Nous ne pouvons y voir qu’une campagne pour démoraliser les cheminots grévistes ou non avant une éventuelle confrontation beaucoup plus dure dans les semaines et mois à venir.

 

Le mouvement du 20 octobre était en effet fort aussi de son contenu.

Au sujet du fret, il a dénoncé la casse prévisible de 6000 emplois, les effets sur l’environnement des transports par camions remplaçant les wagons isolés, complètement en contradiction avec le discours gouvernemental sur le « Grenelle de l’environnement », la privatisation en voie, le mensonge des 7 milliards d’euros d’investissements annoncés.

Il a su aussi faire le lien avec la poursuite de la privatisation rampante de toute l’entreprise, son éclatement en 5 entités, les conséquences pour les usagers (dégradation du service, tarifs…).

 

Alors que le mouvement contre le projet de loi de casse du statut de La Poste et de marchandisation du courrier se développe fortement, que des journées de lutte sont prévues, notamment dans l’Education nationale le 24 novembre, que la mobilisation s’étend dans l’industrie, le pouvoir redoute une action de grande ampleur à la SNCF (et à la RATP), un nouveau novembre/décembre 95 en 2009 !

 

Voilà pourquoi il essaie d’étouffer les conditions objectives qui existent pour le construire.

Plus que jamais, l’heure est à la convergence des luttes !

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