Vœux pour 2010 : Sarkozy se souhaite à lui-même d’aggraver la même politique, de s’attaquer aux retraites, le tout dans une relative paix sociale.

2 Janvier 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

Vœux pour 2010 : Sarkozy se souhaite à lui-même d’aggraver la même politique, de s’attaquer aux retraites, le tout dans une relative paix sociale. Détrompons-le!

 

Peu importent les faits pour Nicolas Sarkozy.

Ses vœux télédiffusés pour 2010 ont été dominés par son habituelle autosatisfaction. Elle est plus indécente que jamais après une année 2009 marquée par un recul économique et social qui a si durement touché le plus grand nombre.

 

Il a beau essayer de tourner les choses : aucun artifice ne parvient à justifier son contentement. Le style Sarkozy ne peut plus prendre.

 

Aux Français, écœurés par les profits des banques retrouvés grâce aux milliards d’euros injectés par le gouvernement, Sarkozy vante la « taxation des bonus des traders » et la réduction des paradis fiscaux. Quelle bonne blague, aussi bonne que le couplet sur la « moralisation du capitalisme » !

 

Le président s’est évertué à déguiser en « mesures énergiques » et « plan d’investissement sans précédent » les dizaines de milliards d’euros de fonds publics détournés  pour renflouer la finance, soutenir la bourse et les profits des grands groupes capitalistes.

Les salariés, la grande majorité de la population ont de quoi voir qui paye et paiera la note de cette politique : chômage, baisse des salaires réels, abandon de l’industrie et de l’agriculture, nouvelles atteintes à la protection sociale et aux services publics, dizaines de milliers de suppressions d’emplois publics...

En fait d’investissement, les bases du développement du pays sont sapées, celles du « modèle social » dont hypocritement Sarkozy reconnaît qu’il a amorti la crise.

 

Payer? Sarkozy ne retrouve son ton d’esbroufe que pour défendre un nouvel impôt, la taxe carbone, bien sûr au nom de la défense de l’environnement. Le Conseil constitutionnel a jugé trop grossières les modalités d’exonération des grandes firmes industrielles. Le Président a voulu les rassurer : il ne « s’arrête pas à la première difficulté » quand l’intérêt du patronat est en jeu.

 

En revanche, changement de ton obligé, il ne se hasarde plus sur le terrain des promesses sur l’emploi ou le « gagner plus ».

100101_Gandrange_affiche-CGT.jpgPour 2010, Sarkozy se borne à promettre la prolongation de la même politique, forcément en pire.

Il a dû évoquer quelques étapes précises à retenir.

Il fait comme si était déjà passée la contre-réforme des lycées destinée, au nom de l’autonomie, à creuser les inégalités, réduire les emplois et les heures d’enseignement public, créer et élargir un marché lucratif.

De même, pour lui, la réforme territoriale doit être rapidement emballée, porteuse de recul démocratique, de nouvelles inégalités régionales, de taxes nouvelles.

Pompier pyromane, il n’a fait qu’une allusion aux suites à venir du débat sur « l’identité nationale » par lequel il a allumé un feu de diversion.

Mais le nouveau gros morceau dans le plan (quinquennal) que lui assigne le Medef en 2010, même si Sarkozy n’y a consacré qu’une ligne, c’est l’étape suivante du démantèlement de notre système solidaire de retraite. Dès le lendemain des régionales.

 

Forts des enseignements de la mobilisation de 2003, les travailleurs doivent se préparer à une grande bataille en 2010 pour les retraites.

 

Sarkozy s’est efforcé de conjurer cette perspective de lutte. Compassionnel, il a pratiquement remercié le peuple d’avoir souffert en silence en 2009. Il a félicité, à côté des chefs d’entreprise, les « partenaires sociaux » pour leur « grands sens des responsabilités » en 2009, laissant entendre qu’il considère les syndicats comme les garants de la paix sociale dont il a besoin.

 

Ne le laissons pas prendre ses rêves pour des réalités en 2010 ! Dans des milliers d’entreprises, du privé comme du public, les salariés sont entrés en lutte en 2009, avec leurs sections, leurs unions syndicales. Le 19 mars 2009, trois millions de salariés, de jeunes, de retraités sont descendus dans les rues pour dénoncer la politique du gouvernement. Les luttes ont commencé à converger en 2009 notamment pour la défense de l’hôpital public (contre la loi Bachelot), pour l’industrie, contre la nouvelle loi de privatisation de la Poste etc.

 

Le sens des responsabilités de ceux qui se placent dans le camp des travailleurs, non comme « partenaires » mais comme adversaires du patronat et du capital, les oblige effectivement à faire mieux en 2010, notamment sur les retraites. Gageons qu’ils auront entendu la provocation de Sarkozy.

 

Pour nous communistes, il ne fait pas de doute que la perspective politique de rupture se trouve là, dans la capacité des luttes à converger pour mettre un coup d’arrêt à la politique du pouvoir. qui est bien loin de se réduire à son porte-parole Sarkozy. A notre niveau, nous voulons y contribuer le plus possible.

Ce sont nos vœux à nous pour 2010 !

 

 

PS :

Sarkozy ne s’est pas étendu sur la politique extérieure. Il se contente de copier ses maîtres de l’OTAN en souhaitant une bonne année aux soldats envoyés au casse-pipe pour défendre leurs intérêts et non « nos valeurs ». 2010 peut et doit être aussi l’année du retrait des troupes d’Afghanistan.

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T

bjr et merci pour votre article .Il n'y a qu'à descendre dans la rue pour arreter ce malade.les jeunes ne trouvent pas de travail et les plus de 50 ans se retrouvent licenciés et aller trouver
du travail à 57 ans c'est mon cas.c'est la rue qui reglera çà


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