Après les épisodes 2014/2016/2018 : Avertis (et même plus!), les cheminots sont deux fois plus forts pour continuer à rassembler contre la casse du service public et la privatisation !

25 Juin 2019 , Rédigé par EDT Publié dans #SNCF

Une de nos affiches de 2018, collée à Toulouse, vue et reprise par un journaliste du Monde avant le 4 juin 2019

Une de nos affiches de 2018, collée à Toulouse, vue et reprise par un journaliste du Monde avant le 4 juin 2019

Tract PCF Paris 15, diffusé notamment pour la manifestation nationale cheminote du 4 juin 2019

La contre-réforme ferroviaire de 2014, 2016 et 2018 a conduit strictement aux résultats attendus et combattus.

L’enfumage de la réunification de la SNCF en 3 EPIC (2014) a préparé la suite de la déstructuration et du démantèlement de toute l’entreprise nationale.

Les négociations sur le « décret socle » - le moins-disant social – et sur la convention collective s’éternisent, sur le mode du chantage et de la répression, le temps de faire passer la casse du statut et le cadre concurrentiel, coordonné entre l’UE et les gouvernements successifs.

Pépy et ses commanditaires, dont leurs relais politiques régionaux, se sont empressés, après juillet 2018, de régionaliser, de balkaniser les lignes, en accélérant les suppressions de guichets ou de postes de contrôleurs, les externalisations dans la maintenance.

La diversion sur la reprise de la dette de la SNCF par l’Etat (pour faire le lit de la privatisation et non du service public) est apparue comme telle au grand jour. 

Mais, devant cette réalité, enrichies de ces expériences de lutte, les forces restent considérables dans le pays pour élargir la mobilisation pour le service public national SNCF.

Il s’en est fallu de très peu en 2016 pour faire jonction – convergence – entre les cheminots et les salariés en lutte contre la casse du droit de travail par El-Khomri, aggravée par Macron. Il s’en est fallu de rien pour qu’en 2018 la jonction se fasse avec les agents de la RATP et tous les transports publics confrontés, au même moment, aux mêmes règlements et directives européens.

La « Régie autonome des transports parisiens », suivant le projet de loi « Mobilités », devrait cesser d’organiser, en direct, dès 2024, avec cadre social dégradé dès 2021, les bus parisiens et franciliens : une aberration, au 70ème anniversaire de la nationalisation ! Le parallèle est exact aussi quant à la casse des statuts. La volonté des élus locaux de gaver les intérêts privés, avec sous sans la SNCF et la RATP, via leurs filiales privées, est identiquement nocive.

Les luttes locales se maintiennent à un haut niveau à la SNCF, dans les centres techniques, dans les gares comme chez les roulants (une vingtaine de mouvements relatés par la presse régionale chaque mois).

L’opposition à l’UE du capital, à la concurrence de tous contre tous, est plus forte que jamais. Les mots d’ordre, que l’idéologie dominante et les médias ont voulu occulter en 2018, la défense et la réaffirmation des monopoles publics nationaux acquis à la Libération, est plus d’actualité que jamais.

La suite de la feuille de route macroniste est connue.

Elle appelle de plus amples convergences de lutte, à partir de convergences d’intérêts. La prochaine étape de la casse des retraites, fin 2019/début 2020, veut détruire les derniers acquis des régimes SNCF/RATP/Fonction publique que le pouvoir s’est gardé d’attaquer en même temps que le reste en 2018.

Les régions, leurs dirigeants plus hypocrites les uns que les autres, notamment quand il s’agit de pleurer sur les «petites» lignes, font jouer la concurrence, avec Pépy, contre les agents, les usagers et leurs contribuables. La tarification devient encore plus inégale et incompréhensible.

Mais tous ces acteurs se retrouvent face à leurs contradictions, par exemple dans la filialisation du fret SNCF, par rapport à leur profession de foi « écologique ». Les effets des contre-réformes similaires en Belgique ou en Allemagne sont de plus en plus connus, sans parler du Royaume-Uni.

Le pouvoir de Macron aujourd’hui tente des duos exclusifs avec l’extrême-droite, avec certains « Gilets jaunes » pour brouiller les vraies possibilités de convergences et de rassemblement dans les luttes. La gauche EELV-PS et cie, qui a porté en France et en Europe, toutes les directives de mise en concurrence et de privatisation tente de relever une illusion d’ici 2022.

C’est ailleurs, dans les luttes avec les agents de l’éducation nationale, des services de santé, les ouvriers su sucre ou de l’automobile, avec les usagers des transports, dans l’unité pour les statuts et le service public, pour les retraites et la sécurité sociale, contre, plus que jamais, l’application des directives européennes de mise en concurrence...

...que les grandes luttes cheminotes historiques de 2014/16/18, que peuvent se prolonger pour la réaffirmation du MONOPOLE NATIONAL PUBLIC SNCF!

Dans une perspective nationale de résistance anticapitaliste!

 

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