Régionales 2010 - Transports - Pour des tarifs visant la justice sociale et le développement équilibré

13 Mars 2010 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #REGIONALES 2010

Politique tarifaire des transports en commun : pour la justice sociale et développement équilibré du territoire francilien !

 

Le sujet qui est le plus discuté dans la campagne électorale est celui de la politique tarifaire.

 

Il s’agit à la fois d’une question de justice sociale et d’une question d’aménagement du territoire. Le « pass Navigo » pour les zones 1 à 5 (de Paris aux villes nouvelles) se monte à 109,90 euros par mois. C’est un prélèvement insupportable pour les salariés et les habitants déjà refoulés du centre de l’agglomération et de ses fonctions (emplois, aussi culture...) par le niveau des loyers.

Curieusement, comme d’ailleurs en 2004, communistes nous nous retrouvons en apparence sur la même proposition que la droite : celle de la suppression du zonage et d’un tarif unique de tous abonnements équivalent à l’actuel pass valable pour les zones 1 à 2, soit 56 euros par mois. Europe-écologie propose un abonnement unique à 65 euros. Besancenot, qui a déjà annoncé son ralliement à Huchon, joue, comme d’habitude, son rôle de « Monsieur plus » en avançant la gratuité des transports. Huchon est encore plus prudent en 2010 qu’en 2004 sur la question. En 2004, précisant « qu’il n’en faisait pas une priorité », il se prononçait pour l’établissement de deux tarifs seulement (40 et 65 euros). Il n’en a rien fait en dehors de faire porter une augmentation supérieur sur la carte 2 zones (de 45 à 56 euros, +20% en 6 ans !).

 

Mais toute la question est de savoir qui doit payer la modération tarifaire et le passage au tarif unique.

Pour l’UMP, la proposition vise en fait à exonérer les employeurs. Pour leurs salariés, ils s’acquittent de 50% de la carte d’abonnement au titre du trajet domicile-travail. Si l’on passe de 110 à 56 euros…, c’est 27 euros de gagnés pour le patron ! Mais c’est les contribuables, principalement les salariés eux-mêmes qui paient la note.

Tout au contraire, pour les communistes, le passage au tarif unique doit coïncider non seulement avec le maintien de la contribution patronale, mais avec son passage à 100%.

 

Pour l’instant les mesures de gratuité prises en faveur des rmistes et des chômeurs pèsent (120 millions d’euros par an) sur les contribuables régionaux, au lieu d’être prélevés sur les cotisations patronales chômage comme cela serait logique.

De même, les dispositifs en faveur des jeunes, la carte imagine R (qui ont repris les avantages que donnaient les conseils généraux à présidence communiste) dispensent le patronat qui va bénéficier de leur formation et les entreprises SNCF et RATP de l’effort de solidarité.  

 

La bataille pour des tarifs socialement justes et économiquement efficaces ne peut évidemment pas être coupée de la bataille pour le maintien et la reconquête du service public nationalisé de la RATP et de la SNCF, de leur monopole public, contre la logique lucrative du profit privé.

 

Interrogé à la télévision, Huchon a été incapable de donner le prix d’un carnet de ticket et l’a fixé à 15 euros au lieu de 11,6 euros : c’est un présage inquiétant !

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