Débrayage au Monoprix-Lecourbe : contre la dégradation des conditions de travail, pour les salaires, contre les pratiques de certains nouveaux cadres.

30 Novembre 2019 Publié dans #Monoprix, #Luttes entreprises (services), #15ème

Débrayage au Monoprix-Lecourbe : contre la dégradation des conditions de travail, pour les salaires, contre les pratiques de certains nouveaux cadres.

PCF Paris 15, 30 novembre 2019

A partir de 11h, ce samedi 30 novembre 2019, l’ambiance est devenue plus animée et revendicative aux caisses du Monoprix de la rue Lecourbe à la sortie desquelles se massait une cinquantaine de personnes munies de drapeaux CGT et d’une petite sono. La moitié du personnel a débrayé à l’appel de la CGT, avec le soutien de l’Union locale CGT du 15ème et des syndicats CGT départemental et national du commerce, ainsi que de communistes du voisinage.

La clientèle s’est globalement montrée bienveillante voire solidaire de ceux qu’elle côtoie tous les jours.

Ce même samedi, la direction du magasin avait fait sa BA en laissant le Rotary Club collecter, dans le magasin, auprès des clients quelques produits pour le compte de la Banque alimentaire. La charité pour améliorer l’image de marque de Monoprix ou pour cacher une exploitation toujours plus dure de ses propres salariés des caisses et des rayons, dont des travailleurs pauvres à temps partiel subi ?

Les salariés du Monoprix-Lecourbe dénoncent en premier la dégradation de l’ambiance de travail causée par les méthodes d’intimidation et de répression de nouveaux cadres. Ils exigent le « respect et la considération de leur travail ». Dans le même temps, ils demandent le remplacement des salariés absents ou partants, la réparation du monte-charge « toujours en panne », celle des matériels défectueux etc. Ils revendiquent enfin des augmentations de salaires correspondant à la juste reconnaissance de leur travail.

Ces revendications s’inscrivent dans la riposte globale à la politique du groupe Monoprix et de sa maison-mère, le groupe Casino, en pleine restructuration.

Ici comme ailleurs, le « Black Friday » a été l’occasion de pressurer encore davantage les personnels. Des mobilisations ont eu lieu un peu partout, dans les Monoprix, à l’appel de la CGT.

Le groupe Monoprix vient aussi d’être condamné par les tribunaux (28/11/2019) pour le non-respect des conditions d’aménagement du travail après 21h00, notamment dans les « zones touristiques internationales » (ZTI).

Les patrons de Monoprix prétendent aussi pratiquer l’ouverture de magasins les dimanches après-midi, sans caissières, ni personnels propres, avec seulement des vigiles extérieurs et des machines à payer automatiquement. Des « expérimentations » ont eu lieu dans plusieurs magasins d’Ile-de-France dont le Monoprix-Convention (Boucicaut). C’est proprement inacceptable pour les salariés, pour le commerce en général, pour notre société.

Communistes du 15ème, nous apportons, à nouveau, notre plein soutien aux personnels de Monoprix en lutte, sur les questions locales comme sur les questions globales.

Nous rappelons nos campagnes contre le travail de soirée et de nuit, contre l’ouverture du dimanche, contre le classement par Valls (avec la bénédiction d’Hidalgo) de Beaugrenelle, puis d’un tiers du 15ème, en ZTI.

A la surexploitation des salariés de Monoprix fait écho, de façon ravageuse, la désertification de nos quartiers en petits commerces de proximité accessibles à toutes les bourses. Le bilan emploi est désastreux en nombre et en qualité. Nous rappelons et dénonçons toujours aussi les facilités accordées grassement par la municipalité Hidalgo à Monoprix pour ses acquisitions immobilières et son extension à Beaugrenelle.

Dans le camp des travailleurs, dans leur entreprise ou sur leur lieu de résidence, nous faisons connaître et défendons la lutte des personnels de Monoprix !

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