Primaires PS: rien ne va plus ? Les jeux sont faits !

15 Octobre 2011 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

Primaires PS: rien ne va plus ?  Les jeux sont faits !

 

Pcf Paris 15, 15 octobre 2011

 

La section du PCF Paris 15ème a exprimé publiquement sa condamnation du processus des primaires du PS, véritable régression démocratique (article en lien).

 

Les résultats du 1er tour, le 9 octobre 2011, ne changent rien à notre analyse, tout en appelant plusieurs réflexions complémentaires de notre part.

 

Le battage médiatique a atteint une intensité inédite, confinant au matraquage. Elle confirme la nécessité qu’éprouvent les tenants de l’idéologie dominante à enfermer le débat et l’alternative politiques dans un simple choix électoral de personne en 2012.

 

La participation, 2,5 millions de personnes, davantage que les prévisions annoncées, en est le résultat. Elle est plus forte dans certaines villes où vivent une population en moyenne plus aisée (14% de participation à Paris, 4% seulement dans toute la France).

 

Indéniablement, elle traduit aussi l’aspiration au changement politique de franges plus larges de notre peuple. Même sans illusions, cette volonté passe nécessairement pour beaucoup par l’élimination de Nicolas Sarkozy sur lequel le système a personnifié la politique de destruction économique et sociale au service du capital et par la recherche du candidat le plus à même de le battre.

Les primaires visent à limiter le choix entre tenants de l’Union européenne du capital qu’ils soient de droite ou social-démocrates.

 

Dans le même temps, les media ont soigneusement minoré l’ampleur des manifestations du 11 octobre.

 

M. Montebourg a tenu dans les primaires un positionnement superficiellement plus à « gauche ». Il obtient un résultat important, 17%. C’est l’expression, toujours dans ce cadre faussé, d’une attente de changement radical, de rupture. Nous l’observons avec grand intérêt, d’autant plus que M. Montebourg est passé aussi pour un contestataire de l’Union européenne.

 

L’illusion aura fait long feu avec l’annonce par ce M. Montebourg de son vote pour M. Hollande.

Le débat Hollande/Aubry du 12 octobre avait montré, laborieusement, l’extrême similitude des positions des deux finalistes, Mme Aubry prenant garde de trop se démarquer sur la corde « sociale ». Prudents dans les promesses électorales, ils sont prêts à aménager les politiques d’austérité après 2012.

M. Montebourg, outre ses ambitions personnelles, révèle l’autre raison d’être des « primaires » : canaliser le plus largement la contestation sociale au 1er tour sur un « champion », en l’occurrence M. Hollande, fidèle serviteur du système.

 

A regarder de plus près les positions de M. Montebourg, on s’aperçoit, notamment derrière ses tonitruants appels au « protectionnisme », combien il s’inscrit en fait dans une logique de l’UE du capital dans laquelle les trusts européens devraient mieux se « protéger » sur le marché continental pour rivaliser avec leurs concurrents d’autres parties du monde.

Au même moment, le Sénat américain vote une mesure d’intimidation commerciale vis-à-vis de la Chine. La montée des tensions inter-impérialistes et la volonté d’y intégrer les peuples, dans l’intérêt des capitalistes, sont bien d’actualité.

M. Montebourg rabat également pour la défense de l’euro…  

 

La manipulation politicienne avec les primaires est bien confirmée en tous points.

 

De son côté, M. Mélenchon, qui a joué 31 ans durant une aile « gauche » du PS, a reconnu en M. Montebourg son successeur dans ce rôle en interne. Maintenant, il le joue lui-même en externe pour rabattre pour le 2ème tour.

Interviewé sur France 2 le 2 octobre à midi, il a rappelé son admiration pour son admirateur Mitterrand dont l’autre invité de l’émission, l’écrivain réactionnaire M. d’Ormesson, a subtilement rappelé que la mission était d’affaiblir le PCF.

 

Communistes, dans cette période de confusion, de confiscation du débat démocratique, de tentative de dévoiement du mouvement populaire et des luttes, nous consacrons tout notre engagement à faire monter de véritables propositions de rupture, nationalisations démocratique, affranchissement du pays des politiques de l’UE et de l’euro, défense intransigeante du financement de la sécurité sociale, hausse du Smic et rétablissement d’une échelle mobile des salaires.

 

Les luttes actuelles des enseignants, des cheminots, des ouvriers de la sidérurgie lorraine ou des raffineries indiquent la voie indispensable pour riposter à la politique du capital et obtenir un changement en 2011 comme en 2012: la lutte !

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