CN du PCF du 22 mars 2007 - Intervention d'Emmanuel DANG TRAN

23 Mars 2007 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités du PCF

Conseil National du PCF du 22 mars 2007, Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Il serait encore temps de corriger le tir et de porter le vote communiste. Le pays en a besoin. Le cri du coeur de l’ancien vice-président du CNPF, Yvon Chotard, est plus d’actualité que jamais : « on ne fait la même chose avec un PCF à 20% qu’à 10% ». 10%, c’est le niveau auquel nous étions remontés en 1997, 8 ans après la chute du Mur. En 2002, on est tombé à 3% après la collaboration à la « gauche » plurielle. Quel niveau pour le vote communiste en 2007 ? Les sondages pour Marie-George, même si ce ne sont que des sondages, sont très bas et la candidature ne veut pas s’afficher comme communiste. Je crois que les deux sont liés. La stratégie d’effacement du Parti poursuivie dans la campagne sous le nom de « gauche populaire antilibérale » que personne n’identifie est une aberration. Elle entrave la mobilisation des camarades et ne répare pas la crise de confiance que l’aventure des « collectifs » antilibéraux a créée dans le Parti. La volonté de participer à une recomposition politique « à gauche », avec une mise en retrait du PCF et des positions communistes, persiste, on le voit pour les législatives, et inquiète. L’impasse pour les communistes de la ligne de rassemblement institutionnel de « toute la gauche » apparaît crûment dans la campagne. Elle alimente directement le vote utile pour Royal. Elle ne permet pas de se dégager de l’expérience de la « gauche plurielle ». Donner de l’utilité au vote pour Marie-George, c’est au contraire en faire un vote communiste, inscrit dans les luttes, permettant d’élever le rapport de forces face aux nouvelles attaques qui s’annoncent, quel que soit l’élu. Par exemple, la nouvelle contre-réforme des retraites démarrant par la casse des régimes spéciaux, ou évidemment les tentatives de réintroduction de la « constitution » européenne. Sur cette question centrale, prolonger le NON, ce n’est pas réclamer un « autre » traité constitutionnel laissant l’illusion d’une bonne « constitution » possible. Le 1er juillet 2007, l’électricité et le gaz doivent être entièrement marchandisés selon une directive européenne transposée par la loi de privatisation de GDF. Un des enjeux de la campagne, c’est de se battre contre l’application en France de cette directive. Je ne comprends pas que l’adresse de Marie-George aux électriciens et gaziers ignore ce rendez-vous mais s’inscrive dans la préparation du projet de troisième directive de libéralisation.

 

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el diablo 23/03/2007 19:33

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