Scandale Bodyguard (suite). 430 salariés « licenciés » par SMS: les donneurs d'ordres dont la RATP interpellés

30 Avril 2018 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #RATP

Scandale Bodyguard (suite).  430 salariés « licenciés » par SMS: les donneurs d'ordres dont la RATP interpellés

PCF Paris 15, 29 avril 2018 – Voir l’article sur notre site du 20 avril en lien

L’affaire fait du bruit dans les médias (JT de France 2, de France 3, Le Parisien, etc.). Le scandale doit toucher tous les responsables, non seulement le patron voyou soupçonné d’avoir saboté lui-même son entreprise à son profit, mais les donneurs d’ordres dont la RATP, plusieurs ministères, l’AP-HP.

Le 16 avril 2018, les 430 salariés de la société de gardiennage et de sécurité Bodyguard recevaient par SMS l’injonction de leur patron de cesser leur activité. Ils apprenaient que leur entreprise se trouve en liquidation judiciaire. Ils se retrouvaient brusquement sans emploi, sans avoir reçu de lettre de licenciement : dans l’incertitude totale pour l’avenir.

La CGT a aussitôt dénoncé la situation. Les camarades de la CGT RATP Bus, notamment du dépôt de bus de Croix-Nivert ont rapidement réagi. La RATP est en effet le premier donneur d’ordres de Bodyguard. Il n’est pas question pour les camarades de laisser tomber les gardiens des dépôts qu’ils côtoient tous les jours, depuis parfois 15 ans, depuis que la RATP a décidé de sous-traiter cette activité, auparavant confiée à des agents RATP statutaires, devenus inaptes à la conduite.

Le 20 avril, un rassemblement de solidarité et une réunion dirigée vers l’action étaient organisés au dépôt de Croix-Nivert (photo). Le 27 avril, un deuxième rassemblement des salariés de Bodyguard avec la CGT, la CGT RATP Bus, des cégétistes de l’AP-HP (autre donneur d’ordre), a eu lieu devant les bureaux du liquidateur judiciaire, qui a été rencontré par une délégation. Pour les camarades CGT de la RATP Bus et l’AP-HP, il n’est pas question de laisser les salariés de Bodyguard se faire officiellement licenciés et tomber à la case chômage avec un mince espoir, au cas par cas, d’être repris aux conditions minimales par les nouveaux sous-traitants des services publics.

La direction de la RATP, notamment, est directement interpellée.  Elle est responsable socialement. Tous les gardiens de Bodyguard doivent être repris, à leur poste actuel, avec reconnaissance de leurs acquis et de leur ancienneté. Comme par hasard, un nouveau prestataire a été retenu par la RATP à partir du 1er juillet. Les Bodyguards sont « virés » en avril et, comme ça, on repartirait de zéro, avec des salariés encore plus sous-payés.

La CGT ne laissera pas faire : les Bodyguards doivent être repris, tous, collectivement, dans les conditions actuelles, par les sociétés choisies par la RATP pour faire l’intérim d’ici le 1er juillet puis par le nouveau prestataire à compter du 1er juillet.

A défaut, ce qui reste la revendication de fond, la plus juste défendue par les camarades, d’être intégrés au personnel de la RATP. A suivre encore.   

 

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