L’alternative politique tout de suite se situe dans les luttes et leur convergence - tract 1er mai

2 Mai 2008 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Actualités - Alternative politique

L’alternative politique tout de suite se situe dans les luttes et leur convergence

A ce rythme là, salariés, retraités, jeunes combien de temps tiendrons-nous ? Pas une semaine ne s’écoule sans que de nouvelles attaques directes sur notre pouvoir d’achat, notre vie quotidienne, notre travail, notre santé, nos droits soient annoncées par le gouvernement ou le Président de la République. La majorité des ménages ne peut pas se permettre d’attendre un très hypothétique adoucissement de politique en 2012.

L’opposition et la résistance à la politique du pouvoir montent.

Le gouvernement, sévèrement désavoué aux élections locales, ne peut plus se prévaloir d’un soutien de la population. 79% des Français estiment que rien ne s’est amélioré depuis un an.

Ses prétextes abusent de moins en moins de monde : les déficits fabriqués du budget de l’Etat ou de la sécurité sociale, l’UE… D’autant moins devant les milliards empochés par les actionnaires des grandes entreprises : les quarante première de France, celle du CAC, s’apprêtent à en distribuer 31,6 milliards d’euros, en hausse de 23% sur l’an passé !

D’importantes luttes se développent dans des secteurs d’activité très différents : éducation, audiovisuel, transports… dans de multiples entreprises publiques et privées pour les salaires…

Paradoxalement, la perspective semble toujours bouchée, ce qui alimente résignation et renoncement. 

Les media orchestrent une personnification du pouvoir sur Sarkozy.

Pourquoi? Pour persuader qu’on devrait encore subir, le subir 4 ans ! Mais la politique qu’il mène à un rythme effréné n’est pas la politique d’un seul homme, ni même d’un seul parti, c’est celle de tous ceux qui cèdent aux intérêts du Medef et des puissances d’argent.

Les salariés, les retraités, les jeunes ne peuvent pas se contenter de patienter et se satisfaire des postures d’opposition du PS et de ses satellites. Ils viennent de voter le nouveau traité européen derrière Sarkozy et contestent bien peu sur le fond les mesures gouvernementales que leurs partis frères socio-démocrates appliquent dans les autres pays.

L’alternative politique, dans les conditions actuelles est ailleurs: dans les luttes, dans la possibilité que la convergence des mouvements sociaux fasse reculer le gouvernement tout de suite. Sans vouer un culte à l’histoire, c’est ce qui s’est passé en 1968 et a ouvert une période de 15 ans de conquêtes sociales.

C’est ce que redoute le plus le pouvoir. C’est pourquoi, il s’applique à diviser les salariés, à les opposer les uns aux autres.

Il s’est ainsi attaqué d’abord aux retraites des salariés des grandes entreprises publiques pour lever un verrou à la poursuite du démantèlement de l’ensemble du système par répartition (notamment les 41 annuités) et tenter de désamorcer la combativité de leurs salariés.

C’est pourquoi, il s’efforce d’intégrer les salariés et leurs syndicats à sa politique au nom du développement « dialogue social », de l’amélioration de la « représentativité syndicale », à les inciter à négocier pour « limiter les dégâts ». Le projet de loi de remise en cause du contrat de travail, une régression historique, a ainsi été négociée en amont entre Medef et syndicats (seule la CGT n’a pas signé). Déjouons les calculs du pouvoir, construisons les convergences de lutte!

En tant que communistes, notre préoccupation première est de dégager cette perspective politique :

Notre but est d’abord de mettre en échec le gouvernement, et non en premier lieu de préparer les élections et une nouvelle alternance en 2012. Une seule grande victoire peut changer la donne pour tous. Celle des lycéens pour le maintien des 11200 postes d’enseignants et de personnels éducatifs que veut supprimer Darcos, le rejet de l’allongement de la durée de cotisation, la préservation du statut de la fonction publique, la défense de la nationalisation de GDF…

Pour le coup, l’exigence d’un « Grenelle des salaires et des retraites » a un sens, en référence à 68, et à l’augmentation de 10% de tous les salaires et de 30% du SMIC.

Nous avons des propositions pour briser le consensus politique. La subordination à l’UE du capital n’est pas une fatalité. L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales rendrait 30 milliards d’euros par an à la Sécurité sociale. Des moyens pour l’école, c’est un investissement pour l’avenir !

Nous mettons notre organisation à la votre disposition pour construire le rapport de force et la riposte politiques dans les quartiers et les entreprises, dans chaque lutte.

Cette journée du 1er mai, la manifestation cet après-midi (14h30 République-Nation) peuvent être le signal annonciateur d’un « printemps des luttes ». Cela dépend de l’engagement de chacun. La lutte des classes bat son plein !


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WASHINGTON (AFP) - 05/05/08 Etats-Unis: pour faire baisser les prix de l'essence, certains prient à la pompeA
une station d'essence Shell de Washington, une demi-douzaine de
fidèles, les mains jointes et la tête courbée, prient avec ferveur pour
que le prix de l'essence redescende. Des fidèles d'une église
adventiste américaine prient pour que les prix de l'essence baisse, le
1er mai 2008 à Washington dans une station Shell"La semaine
dernière à cette station, le gallon (3,78 litres) d'essence était à
3,51 dollars. Maintenant il est pratiquement à 3,60 dollars, cela fait
9 cents de plus en une semaine", s'exclame Rocky Twyman, qui a fondé la
semaine dernière le groupe "la Prière à la pompe" pour implorer le ciel
de faire baisser les prix."Seigneur tout puissant, viens à nous
et donne-nous de la force pour que nous fassions baisser ces prix de
l'essence trop chers", déclame M. Twyman, suivi par de fervents "amen"
de ses acolytes."Mon Dieu, les prix ont monté à cette pompe
depuis la semaine dernière. Nous savons que tu es capable, que tu as
tous les pouvoirs du monde", continue-t-il avant que ses compagnons --
une ancienne Miss Washington, un petit entrepreneur, et deux bénévoles
à la soupe populaire locale -- entonnent un chant: "Nous aurons une
baisse de l'essence, nous aurons une baisse de l'essence !"."La
prière est la réponse à tous les problèmes. Nous appelons Dieu pour
qu'il intervienne dans la vie de ces gens égoïstes et avides qui font
monter les prix", explique-t-il.Selon lui, avec la hausse des prix de l'énergie, "il y en a qui font beaucoup d'argent et c'est très, très mal".Le
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personnes en prière devant des pompes à essence de San Francisco où le
gallon atteint presque 4 dollars.Pour Judy Dugan, de
l'organisation de consommateur Consumer Watchdog, certains Américains
en viennent à invoquer Dieu parce que le gouvernement ne semble pas se
préoccuper de la flambée des prix: "C'est ce que vous finissez par
faire quand vous n'avez personne à vos côtés et les consommateurs n'ont
pas le gouvernement américain à leur côté, pour sûr".Lors d'une
audition jeudi au Congrès, élus et experts ont dépeint un sombre
tableau des conséquences de la hausse des prix de l'essence et de
l'alimentation, la plus forte depuis 17 ans.Les Américains sont
contraints d'adopter "un régime de récession", a déclaré la
parlementaire Carolyn Maloney, soulignant que les ménages modestes
remplaçaient désormais viande, poisson et légumes par des pâtes et des
conserves.Marcia Frazier-Foster a rejoint le groupe de prières
parce que chaque jour elle fait un trajet de 53 km pour aller
travailler: "Le coût de la nourriture a tellement augmenté. Ce qu'on
nous donne à la banque alimentaire diminue. Le prix de l'essence a
flambé et je dois dépenser plus pour mon trajet"."Et pourtant,
personne dans les hautes sphères n'est vraiment préoccupé par la hausse
des prix de l'essence. Le président Bush ne croit même pas que nous
soyons en récession", se plaint-elle avant de répéter les prières du
guide: "ces prix vont tomber de la même manière que les murs de Jéricho
sont tombés dans la Bible".
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