Victoire du NON à l’UE au Royaume-Uni : Un coup pour les capitalistes européens - Un point d’appui pour les luttes des travailleurs et des peuples - Comment le prolonger en Grande-Bretagne et dans les autres pays ?
6 Juillet 2016 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Europe
Introduction PCF au débat, dans le 15ème arrondissement, sur les conséquences du référendum ayant décidé de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, 6 juillet 2016
La victoire du vote pour la sortie de l’UE au référendum du 23 juin au Royaume-Uni désarçonne les capitalistes de toute l’Europe et les politiciens à leur solde.
Même les politiciens qui ont cherché à canaliser et dévoyer l’opposition populaire à l’UE du capital vers le nationalisme et la xénophobie - les dirigeants conservateurs et nationalistes UKIP) qui prônaient le « Brexit » - se dégonflent les uns après les autres, depuis la victoire du NON, qui semble en réalité les prendre au dépourvu.
En France, les mêmes déplorations, le même mépris de classe qu’après le non à la « constitution européenne » en 2005, sortent de la bouches des serviteurs de l’UE du capital, de Hollande à Sarkozy en passant par Cohn-Bendit, tous unis avec (avec aussi la « gauche » européenne de Tsipras) pour défendre leur donneur d’ordres. Ils ont peur de la « contagion » !
Le vote britannique pour la sortie de l’UE est manifestement un vote de classe, globalement celui de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme et qui ont à juste titre identifié l’UE comme un acteur décisif de la politique antisociale qui les écrase. Il s’est produit dans l’une des premières puissances impérialistes de l’UE et du monde. C’est clairement un coup porté aux capitalistes européens.
Dans tous les pays, en Grande-Bretagne, en France aussi, les anticapitalistes ont le devoir de se saisir de cet événement politique, en mesurant aussi ses limites évidentes.
Pendant la campagne, le débat politique au Royaume-Uni a été quasi-entièrement contrôlé par les forces de la réaction. C’est clair.
Mais des forces de gauche significatives ont aussi milité, tout autrement, pour le NON : les partis communistes de Grande-Bretagne et d’Irlande, une partie notable du Parti travailliste, d’importants syndicats comme le RMT. Il est très regrettable que leur campagne, son contenu, aient été occultés par les médias, même de « gauche », en France.
Le Royaume-Uni ne fait pas partie de la zone Schengen, ni de la zone euro : le vote NON ne menace pas directement les politiques intégrées de trafic de main-d’œuvre et surtout de mise en concurrence frontale des travailleurs des différents pays contre leurs acquis sociaux. Le vote NON n’en représente pas moins un rejet politique fort et exportable des politiques et des directives européennes « ultra-libérales » souvent d’origine thatchérienne.
Une autre contradiction se fait jour chez les capitalistes européens. Il n’est pas imaginable pour eux de couper les ponts entre l’UE continentale et une puissance économique et commerciale majeure, plaque tournante des trafics financiers et relais militaire principal, avec la France, de l’OTAN en Europe. Mais comment faire passer, d’un côté et de l’autre de la Manche, malgré le peuple britannique, après ce vote, que rien ne change ? Ce serait disqualifier encore un peu plus le « projet UE » dont la légitimité est de plus en plus proche de zéro dans tous les pays.
UE, FMI, OTAN et gouvernements nationaux et politiciens britanniques esquissent, sans savoir encore comme le faire passer à moindre coût politique, leur projet. Que rien ne change dans les collaborations financières, économiques et militaires entre le Royaume-Uni et le reste de l’UE mais que, dans le même temps, le référendum serve de prétexte politique pour accroître la désintégration des acquis démocratiques et sociaux des 27 peuples du continent dans l’UE maintenue.
A gauche, certains derrière Tsipras, pour quelque plat de lentilles, sont prêts à continuer à donner dans ce jeu de la collaboration et de la trahison des travailleurs.
Le vote du peuple britannique, au Royaume-Uni, en France comme ailleurs, doit au contraire alimenter nos résistances, celles des progressistes, parmi eux au premier rang des communistes, de syndicalistes.
En Grande-Bretagne, le Parti travailliste et son nouveau secrétaire Jeremy Corbyn, élu sur une base de gauche, sont au cœur de la contradiction entre des positionnements anti-austérité et une campagne contrainte pour le oui.
En France comme ailleurs, la perte de légitimité de l’UE, de ses directives etc. renforce nos mobilisations immédiates pour nos services publics, pour la défense des productions répondant aux besoins des peuples, pour les protections sociales et le droit du travail, pour les acquis démocratiques.
Le référendum britannique renforce nos campagnes de rupture avec l’UE et l’euro. Communistes, plus que jamais, nous faisons tout pour transformer l’opposition de classe à l’UE du capital en positions de lutte et de classe pour rompre avec le capital.
Voilà ce dont nous vous proposons de débattre mercredi 6 juillet à 19h00 au 61 rue Violet.
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