NOUS NE PAIERONS NI POUR LEUR DETTE, NI POUR LEURS GUERRES !
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NOUS NE PAIERONS NI POUR LEUR DETTE, NI POUR LEURS GUERRES :
- Après avoir fait éjecter Bayrou en lui demandant de faire voter une confiance impossible à obtenir, Macron a nommé comme premier ministre un de ses plus fidèles lieutenants en la personne de Sébastien Lecornu. Les calculs politiques sont tordus mais la finalité est toujours la même : les sacrifices pour les travailleurs, toujours plus d'argent pour le capital et les marchands de mort !
- Tout en nous expliquant qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses, qu'il faut se serrer la ceinture pour ne pas augmenter la dette “fardeau pour les générations futures”, le pouvoir veut faire passer le budget du Ministère de la Défense de 50 à 57,5 milliards d'euros en 2026 pour ensuite atteindre 90 milliards en 2030 ! Détruire les services publics et la Sécurité Sociale, militariser la société, augmenter l'âge de départ à la retraite, beaux projets pour les générations à venir !
RAPPELONS QUELQUES RÉALITÉS SUR LA DETTE :
• En 8 ans, Macron a fait passer la dette publique de la France de 2200 à 3400 milliards d'euros, soit 1200 milliards quasiment exclusivement passés dans les caisses du patronat (plus de 210 milliards d'euros de cadeaux aux entreprises par an selon un récent rapport du Sénat) et dont les salariés n'ont jamais vu la couleur.
• Alors que les négociations sur le budget portaient sur la réduction de dotation de chaque ministère, Ursula von der Leyen annonçait 1000 milliards de dépenses supplémentaires pour l'armement en Europe.
• Il n'y a jamais eu autant d'argent en France. En 2025, selon la Banque de France, les 10 % de Français les plus riches détenaient pour 7674 milliards d'euros de patrimoine ! Soit de quoi répondre à l'ensemble des besoins de toute la population sur des dizaines d'années.
• Enfin, la dette publique est en réalité une aubaine pour le capital. Véritable socle de la finance internationale, elle est le placement sûr qui sécurise les portefeuilles des plus riches. Les intérêts de la dette française représentent un flux de 55 milliards d'euros par an qui va dans les poches de la classe capitaliste.
Cette spoliation serait impossible si les déficits étaient financés par une banque centrale nationale, indépendante des marchés financiers et donc de l'Euro.
LA SEULE FONCTiON DES BUDGETS MACRON, FAiRE PAYER LA CRiSE DU CAPiTAL AUX TRAVAiLLEURS
La réalité du capital aujourd'hui, c'est une crise mondiale de rentabilité qui rend la course au profit de plus en plus acharnée. Se gaver d'aides publiques sans contreparties, affaiblir toujours plus les services publics pour ouvrir la voie au privé, attaquer la protection sociale au profit des mutuelles et de la retraite par capitalisation, sont autant de voies d'enrichissement dont le capital ne peut pas se passer.
STOP AUX DiVERSiONS iNSTiTUTiONNELLES, SEULE LA LUTTE PAiERA
• Avec le nouveau premier ministre Lecornu, même sans majorité, c'est cette feuille de route que le pouvoir tentera d'appliquer et seuls les travailleurs, par leurs luttes, leurs grèves, pourront le mettre en échec, à condition qu'ils ne tombent pas dans le piège de ceux qui constituent les roues de secours du système capitaliste.
• Roues de secours d'extrême-droite, tels le RN – et ses affidés –, avec ses racines à jamais ancrées dans la collaboration avec les nazis, le colonialisme et les grandes fortunes cupides, racistes et réactionnaires. Ils ne sont qu'un leurre toxique pour la jeunesse et les travailleurs, se prétendant au service des plus faibles pour mieux inoculer leur poison dans le monde du travail et engraisser toujours plus le patronat.
• Mais aussi ses béquilles de "gauche", telles les organisations syndicales réformistes, qui après avoir participé à la mascarade du conclave sur les retraites, alimentent l'illusion d'un “compromis” possible avec le grand patronat, soutiennent de fait les nouvelles régressions à venir et détournent les salariés de la mobilisation, seule issue possible pour imposer nos revendications.
• De leur côté, les organisations politiques sociales-démocrates qui ont fait acte auprès de Macron pour construire un gouvernement, se sont définitivement discréditées en apportant leur caution au budget d'austérité du début d'année et ont fait la démonstration qu'ils ne feront qu'imposer un nouveau tour de vis à la population, dans la droite ligne de leur politique sous Hollande. De même que les Verts, leur soutien forcené à la politique de guerre impérialiste, ne peut en faire des alliés, même de circonstance, pour les travailleurs.
• Les organisations "réformistes radicales" issues du PS, telle LFI, enferment toute possibilité de changement sur un terrain strictement institutionnel et politicien et détournent les travailleurs de la lutte des classes, sans remettre en cause l'exploitation capitaliste.
• Enfin, Communistes du 15e, nous ne pouvons pas nous retrouver dans les positionnements de la direction actuelle du PCF, qui, par la voix de Fabien Roussel sur de nombreux sujets, prend le contre-pied "à droite"des positions historiques défendues pied à pied par le Parti Communiste Français tout au long de plus de 100 ans d'histoire, sur la base de petits calculs visant à se démarquer de LFI.
• Plus que jamais, le pouvoir est fragilisé, un boulevard est ouvert pour arracher nos revendications et répondre aux besoins des travailleurs. Le moment est venu de sortir de la torpeur pour agir, s'unir dans chaque quartier, dans chaque entreprise, dans chaque lieu d'étude, de s'organiser pour formuler nos revendications et mener la lutte ! Les journées des 10 et 18 septembre 2025 peuvent et doivent être le point de départ d'une telle mobilisation.
Pour nous, militants du PCF Paris 15e, c'est bien à l'ensemble du système qu'il faut s'attaquer et c'est aux besoins des travailleurs qu'il faut répondre sans attendre !
- La dette publique a été creusée pour et par le patronat : à lui de la rembourser. Pas un sou des travailleurs pour éponger la dette illégitime,
- Abrogation des réformes Balladur, Fillon, Woerth, Touraine et Borne sur les retraites,
- Retraite à 60 ans, à taux plein, avec 37,5 annuités de cotisation. Suppression de la décote, mise en place d'un système de départ anticipé pour tous les métiers pénibles,
- Suppression de la CSG, suppression des exonérations de cotisations sociales patronales, prise en charge intégrale des soins par la Sécurité Sociale et gestion de celle-ci par et pour les travailleurs,
- Augmentation générale des salaires et dégel du point d'indice dans la fonction publique,
- Rupture avec l'Union Européenne du capital et sortie de l'OTAN,
- Nationalisation démocratique sous contrôle des travailleurs de tous les secteurs clefs de l'économie.
ORGANiSEZ-VOUS ! ADHÉREZ AU PARTi COMMUNiSTE FRANÇAiS !
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