Ghosn et la direction de Renault : les plus mal placés pour parler de « patriotisme économique »
17 Janvier 2011 , Rédigé par PCF - Section Paris 15ème Publié dans #Défense de l'industrie
Ghosn et la direction de Renault : les plus mal placés pour parler de « patriotisme économique »
La publicité donnée à l’affaire d’espionnage industriel supposé chez Renault a de quoi étonner. Tant que rien n’est prouvé – et cela semble loin d’être le cas - c’est le genre d’histoire que l’on ne cherche pas ordinairement à ébruiter.
De surcroît, la direction de Renault a tenu à rassurer l’opinion. Aucune technologie sensible ne serait concernée à ce stade par les fuites « à une puissance étrangère » concernant les voitures électriques dont elle soupçonne les trois cadres supérieurs qu’elle attaque et qui se défendent.
Nous nous permettons une supposition.
Renault, entreprise emblématique de la production française, dont l’Etat reste le premier actionnaire avec 15% du capital, chercherait à se refaire une image nationale, « patriotique », à peu de frais.
Il faut dire qu’en matière, la direction de Renault et les gouvernements successifs ont bradé les intérêts industriels nationaux sans retenue.
En 2010, le groupe Renault, pourtant gavé par la prime à la casse, n’a même pas assuré la livraison du marché français.
740.000 voitures, Renault et Dacia, ont été vendues en France mais à peine 600.000 ont été montées en France. En 2005 encore, la production de Renault atteignait 1,27 million de véhicules dans le pays.
En termes de suppressions d’emplois, Renault montre aussi l’exemple. 3000 postes réels vont être supprimés avec la mise en pré-retraite, s’appuyant sur la définition de la pénibilité de la loi Woerth, de salariés âgés, non remplacés. A Sandouville pour 2011, entre 61 et 70 jours de chômage partiel sont déjà programmés.
Renault reste champion national dans une discipline : la rémunération de son PDG, Carlos Ghosn. Sa politique de casse industrielle en France est récompensée par le plus haut salaire des patrons du CAC 40 (et encore, il ne s’agit que d’une partie de son revenu réel) : 9,2 millions d’euros…
Quant aux menaces de « transferts de technologie » dont on accuse les 3 cadres, Ghosn fait mieux. Le 21 septembre 2010, il promettait qu’il n’y aurait « pas de limite à la technologie que nous amenons en Chine » avec Nissan et Renault, dans le domaine de la voiture électrique.
Pillage de la France, liquidation de l’atout industriel, sous-traitants compris, et du savoir faire de nos ouvriers, négation de toute logique de coopération internationale au profit d’une mise en concurrence sordide des travailleurs : voilà le bilan de la direction de Renault, de Ghosn et du gouvernement français.
Ne laissons pas les vrais enjeux être embrumés !
Exigeons la renationalisation intégrale de Renault !
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